In the Heart of the Great War

De Péronne à Mons

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En 2016, l’Historial de la Grande Guerre à Péronne a rassemblé, à l’occasion d’une université d’été, un ensemble de jeunes chercheurs de 11 nationalités différentes travaillant sur la Première Guerre mondiale. Faisant partie des chanceux qui y prirent part, cette université d’été fut pour nous l’occasion de visiter des lieux tant de fois évoqués et décrits à travers la littérature, qu’elle soit scientifique ou non, mais rarement visités. Du champ de bataille de Verdun, à ceux de la Somme en passant par le Chemin des Dames, nous avons pu fouler cette terre que les obus et les mines ont retournée, y creusant trous et cratères, comme autant de cicatrices laissées par la Grande Guerre. Magnifiant les champs de bataille, les pierres et les monuments où se fige la mémoire des hommes enrichissaient notre voyage. Bien plus qu’une série de visites intenses et fortes en émotions, ce périple fut l’occasion d’échanges stimulant entre jeunes chercheurs, placés sous l’égide d’universitaires aguerris et avides de nous transmettre leur passion et leurs analyses du conflit. Pendant six jours, workshops et visites de lieux parfois inédits s’enchainèrent, tandis que notre semaine se terminait en apothéose, le 1er juillet, avec les commémorations officielles de la bataille de la Somme organisée par le Commonwealth War Graves Commission, au Mémorial franco-britannique de Thiepval.

Dès les dernières heures de cette université d’été, l’envie nous est venue de pérenniser, poursuivre et approfondir ces échanges. La dynamique créée par l’Historial de la Grande Guerre ne pouvait qu’appeler à de nouvelles rencontres et à d’autres débats, et pourquoi pas dans d’autres décors, tant nos pays respectifs recèlent de lieux de mémoires, de sites chargés d’histoire n’attendant que de nous interpeller. Aussi avons-nous décidé d’organiser, à notre échelle, des journées d’études pour jeunes chercheurs. Nous voulions placer ces journées, ouvertes aux personnes titulaires d’un diplôme de master ou avançant dans leurs recherches doctorales, dans le sillage des réflexions qui ont jalonné les moments passés à l’Historial de Péronne et sur les champs de bataille de la Grande Guerre.

Afin d’arrêter le choix de notre thématique, nous avons reconsidéré la diversité des sujets traités par les participants, desquels il était nécessaire de faire naître une thématique commune. Celle-ci devait être pensée et construite comme une ligne conductrice pour nos réflexions, qui permettrait d’englober des sujets traitant tant de l’arrière que du front, des combattants que des civils, de la guerre que de l’après-guerre. Désirant ouvrir le débat et l’enrichir, nous avons choisi, en plus d’inviter tout naturellement les participants de l’université d’été, d’ouvrir l’appel aux proposants extérieurs désirant repenser l’individu comme croisement du civil et du militaire.

Pour accueillir ces journées d’étude, nos regards se sont très vite tournés vers la Belgique, où deux d’entre nous vivent et étudient. La ville de Mons, en particulier, nous a paru offrir bien des atouts :  marquée par les combats et les occupations de la Grande Guerre, s’y ouvre en 2015 le Mons Memorial Museum, centre d’interprétation consacré aux guerres que connut Mons, de l’Ancien Régime à la Seconde Guerre mondiale. Il veille à placer au centre de son propos l’individu pris au cœur du conflit, que demander de plus ? Le Mons Memorial Museum a généreusement accepté de nous accueillir en son sein pour y tenir les échanges que nous souhaitons riches et stimulants pour tout un chacun.

C’est donc avec plaisir que nous vous invitons à découvrir notre appel à contribution destiné à tous les jeunes chercheurs qui étudient la Grande Guerre. Les journées d’études seront bien évidemment ouvertes au public. Bonne lecture, et au plaisir de recevoir vos propositions et de vous accueillir à Mons !

Erwan, Gwendal et Élise

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